Fleur
Saison développe une technique inspirée de l’Ukiyo-e,
estampe japonaise apparue durant l’époque Edo (17ème-19ème).
Les procédés exigent patience et minutie. Les matrices
de bois gravé sont retravaillées pendant des mois, parfois
des années. L’encre utilisée est une encre typographique,
les gravures sont tirées à la cuillère sans presse,
sur des papiers dénichés, rares, fragiles, sans acide
afin de leur assurer une conservation parfaite. L’impression demande
de nombreuses heures, le moindre faux pas est irréversible. Une
même matrice peut donner lieu à de multiple interprétations
d’un sujet identique, selon la couleur de l’encre, celle
du papier, ou encore la façon de la tirer pour obtenir différents
effets. Ensuite vient le travail de superposition, de découpage,
de maroufl age, pour jouer avec la transparence et donner ainsi la profondeur
souhaitée. Ce sont tous ces paramètres qui en font des
pièces uniques, les tirages ne dépassent pas 20 pièces
par matrice La gravure inscrit la lumière et l’ombre sur
un plan afi n d’obtenir l’illusion. L’illusion choisie
sera celle d’une émotion, d’une profondeur de la
psyché ou l’émotion transmise par un mythe, une
histoire de l’humain. Ses sujets partent d’un point, se
développent dans la ligne et s’épanouissent dans
les couleurs et les textures. L’image devient alors un langage
direct avec notre intérieur, lumineux et vibratoire.
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Pour
les collectionneurs possibilité de réalisation d'une série
sur commande.
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Les
sujets abordés sont variés mais relèvent de la même
obsession celle du point et de la ligne. Ces éléments les
plus simples posés bout à bout créent des formes
et des volumes dans un espace plan. L'espace d'un monde se crée
depuis le point. La sculpture, elle se crée grâce au pleins
et au vides. La gravure est à mon goût le procédé
graphique qui se rapproche le plus de la sculpture. J'inscris la lumière
et l'ombre sur un plan, au lieu de façonner des formes qui vont
refléter cette lumière ou créer une ombre, afin d'obtenir
l'illusion .
Simple,
multiple, noir, blanc, couleur, contraste, superposition, la gravure nous
permet d'infinies propositions, qui ne cessent de surprendre même
un œil averti. C'est un procédé simple dans le principe
de la prise d'empreinte. Procédé qui s'est développé
au fil du temps grâce aux mains habiles entre lesquelles il passait
pour se complexifier et s'affiner.
C'est
ainsi qu'une même matrice (plaque de bois gravée) peut donner
lieu à de multiple interprétation d'un sujet identique,
selon la couleur de l'encre, celle du papier, ou encore la façon
de la tirer pour avoir tel effet de noir ou de couleur.La gravure peut
être retravaillée à l'encre, au crayon, à la
peinture, en découpage, etc...le multiple devient pièce
unique.
L'encre
utilisée est une encre typographique, et les gravures sont tirées
à la cuillère sans presse, c'est une technique qui demande
du temps et une application de chaque instant, vous plongeant parfois
dans un état quasi hypnotique, comme peut le faire un mouvement
répétitif accompagné d'une forte concentration.
L'illusion
choisie sera celle d'une émotion, d'une profondeur de la psyché
ou l'émotion transmise par un mythe, une histoire de l'humain.
L'image devient un langage direct avec notre intérieur, sans passer
par l'intellect. Le mythe travaille notre être et le socle de notre
configuration mentale, l'image est un reflet .
Le
temps et l'espace (autre sujets de prédilection) avec son expansion
et sa rétractation, me fascinent. Ils partent d'un point, se développent
dans la ligne, et s'épanouissent dans des noirs ou des blancs de
différentes textures, ils sont une part de notre essence, nous
sommes une particule, une poussière de cet espace et de ce temps.
Les
grands thèmes de la mort, de la naissance, du passage vie-mort
et mort-vie, du cheminement sont représentés et exprimés,
mais également celui de la passion avec ses deux squelettes, l'un
qui vous regerde comme on regarde l'avenir et l'autre fixant le passé.
Chaque
gravure fixe un état à un moment donné, elle raconte
une histoire, elles sont des échanges avec son spectateur.

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Séquences
Temporelles
(
2 matrices )
82*90cm
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Séquences
Temporelles
détail |
Séquences
temporelles:
Croisement
de l'espace et des fils du temps.
L'impalpable devient matière, il se densifie, nous le voyons, nous
pouvont presque en toucher le grain.
C'est une photo prise à un instant T de l'insaisissable écoulement
de ce temps, de cette angoisse existentielle de l'être humain . |
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Univers
I |

Univers
II
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Univers
I et II:
Mon esprit divague, il s'envole, quitte le monde terrestre, flotte.
Libéré d'entraves terrestres ,
plus rien sauf de l'immensité,
la démesure,
une autre échelle métrique.
Il se retourne , et voit le soleil, la lune, et la terre comme un thanatonaute,
juste comme ça.
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Univers
III Diamètre 50cm |
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Univers
III:
Il continue son périple, sans corps, sans matière. Il va
plus loin et croise une rondelle de carotte dans un système solaire
qui se rétrécit. L'absurdité ne dérange absolument
pas cet esprit, qui loin d'un décodage scientiste , se laisse toucher
par la simplicité et la profondeur du point.
Le point et encore le point.
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La
Burle
(
2 matrices )
42,5*27,5cm
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La
Burle
(
2 matrices )
42,5*27,5cm
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La Burle:
Ce vent violent qui souffle sur le Borée et fait pousser les arbres
à l'horizontale
Ce vent qui rase tout même l'herbe, tel un jardinier inlassable
et obsédé par sa tâche.
Il vient et revient , use les roches, lime les sommets et rudoie les Hommes.
Cet arbre a poussé dans les interstices d'air que la Burle à
bien voulu lui laissé, il s'obstine, se ramifie et s'allonge.
et se dresse courageusement à la façon de ces arbres magiques
de notre enfance, où les trésors se cachent dans les racines.
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l'
Ecume des jours 1
80*44cm |

l'
Ecume des Jours 2
80*44cm |
Écume
des jours:
Paysage
infini et reposant, la ligne d'horizon oblongue s'est adouci.
Du plat nous glissons sur les rondeurs de ses volumes.
Les paysages maritimes changent à chaque heures du jour et de la
nuit au fil des tirages exécutés, selon le choix des couleurs
et des papiers. Tel un kaléidoscope.
Le sable crisse sous nos pieds, il déborde du cadre est s'étend
comme une bouffée de liberté dans nos tête. |
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La
maternité I:
Cet être mi femme mi arbre puise sa force dans le sol. Elle est
partie intégrante de la déesse mère , elle est un
lien , une aspiration au bonheur, une inspiration à la vie et porte
en elle le cycle inexorable.
Le jour s'approprie l'espace, il glisse et ondoie dans une danse quotidienne
avec l'obscurité.
La lumière se reflète sur son ventre rebondit, rendant l'espace
à la matière.
La
maternité II:
La bulle contient tout .
D'où vient la vie ?
Cette mère en position fœtale abrite paisiblement son propre
enfant qui croit en son ventre.
L'eau et l'air sont tantôt à l'intérieur tantôt
à l'extérieur, rien ne serait les distinguer , seul les
relie cette chevelure tel un cordon ombilicale, les alimentant tout deux.
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| Maternité
I 75*32cm |
Maternité
II 80*42cm |
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L'élection
de Benoit 16
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L'élection
de Benoit XVI:
C'est la vision d'un clergé piégé par ses propres
frustrations, par la peur qu'il génère sur le mystère
du sexe de la femme.
Volonté castratrice, ce pape et son secrétaire s'exclament
et s'affolent : » mais qu'elle est cette cloche qui sonne et
résonne de cette façon ?»
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L'autoportrait
(
deux matrices & découpage )
46*49cm
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L'autoportrait
( deux matrices & découpage )
46*49cm
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la
passion
(deux
matrices)
62,5*45cm
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la
passion
(deux
matrices)
62,5*45cm
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La
passion:
A la fois effrayant, et silencieux.
Les crocodiles glissent dans une eaux saumâtre sous les pas de ces
deux squelettes..
Plus nous les observons, plus ils sont nombreux, et la menace s'intensifie.
Le crocodile animal mythique et psychopompe, symbole d'éternité,
croit sans cesse durant toute la durée de son existence.
Il n'a pas de limite de taille , tant qu'il mange , il grandit. Sa peau
craquelée et écailleuse ne craint pas les rides du temps,
elle s'en pare.
Ces deux squelettes, reliquat d'être vivant, sont l'expression d'une
seule et même personne , l'un regardant vers le passé, l'autre
vers l'avenir.
La passion les a dépourvu de chair, d'organes , de vie, il ne reste
que peu de chose, allégé , démuni, leurs pas éthérés
glissent sur le marécage, et sur ses petites feuilles aux formes
insolites.
Ils sont désormais intouchables, et se tiennent la main , par lequel
circule le dernier souffle de vie.
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