fleur saison artiste plasticienne st julien molin molette

Fleur Saison le faubourg Bât B /42 220 St Julien Molin Molette
tél: 04 77 51 48 96 Port: 06 20 29 47 30 / e-mail: fleursaison@gmail.com

Biographie
Expos permanentes
Enseignement
Sculpture metal
Raku
Fresque et installation
Gravures
Objets
Sculpture Terre

 

 

 

Fleur Saison développe une technique inspirée de l’Ukiyo-e, estampe japonaise apparue durant l’époque Edo (17ème-19ème). Les procédés exigent patience et minutie. Les matrices de bois gravé sont retravaillées pendant des mois, parfois des années. L’encre utilisée est une encre typographique, les gravures sont tirées à la cuillère sans presse, sur des papiers dénichés, rares, fragiles, sans acide afin de leur assurer une conservation parfaite. L’impression demande de nombreuses heures, le moindre faux pas est irréversible. Une même matrice peut donner lieu à de multiple interprétations d’un sujet identique, selon la couleur de l’encre, celle du papier, ou encore la façon de la tirer pour obtenir différents effets. Ensuite vient le travail de superposition, de découpage, de maroufl age, pour jouer avec la transparence et donner ainsi la profondeur souhaitée. Ce sont tous ces paramètres qui en font des pièces uniques, les tirages ne dépassent pas 20 pièces par matrice La gravure inscrit la lumière et l’ombre sur un plan afi n d’obtenir l’illusion. L’illusion choisie sera celle d’une émotion, d’une profondeur de la psyché ou l’émotion transmise par un mythe, une histoire de l’humain. Ses sujets partent d’un point, se développent dans la ligne et s’épanouissent dans les couleurs et les textures. L’image devient alors un langage direct avec notre intérieur, lumineux et vibratoire.

Yannick Le Guern

   

Pour les collectionneurs possibilité de réalisation d'une série sur commande.

 

Les sujets abordés sont variés mais relèvent de la même obsession celle du point et de la ligne. Ces éléments les plus simples posés bout à bout créent des formes et des volumes dans un espace plan. L'espace d'un monde se crée depuis le point. La sculpture, elle se crée grâce au pleins et au vides. La gravure est à mon goût le procédé graphique qui se rapproche le plus de la sculpture. J'inscris la lumière et l'ombre sur un plan, au lieu de façonner des formes qui vont refléter cette lumière ou créer une ombre, afin d'obtenir l'illusion .

Simple, multiple, noir, blanc, couleur, contraste, superposition, la gravure nous permet d'infinies propositions, qui ne cessent de surprendre même un œil averti. C'est un procédé simple dans le principe de la prise d'empreinte. Procédé qui s'est développé au fil du temps grâce aux mains habiles entre lesquelles il passait pour se complexifier et s'affiner.

C'est ainsi qu'une même matrice (plaque de bois gravée) peut donner lieu à de multiple interprétation d'un sujet identique, selon la couleur de l'encre, celle du papier, ou encore la façon de la tirer pour avoir tel effet de noir ou de couleur.La gravure peut être retravaillée à l'encre, au crayon, à la peinture, en découpage, etc...le multiple devient pièce unique.

L'encre utilisée est une encre typographique, et les gravures sont tirées à la cuillère sans presse, c'est une technique qui demande du temps et une application de chaque instant, vous plongeant parfois dans un état quasi hypnotique, comme peut le faire un mouvement répétitif accompagné d'une forte concentration.

L'illusion choisie sera celle d'une émotion, d'une profondeur de la psyché ou l'émotion transmise par un mythe, une histoire de l'humain. L'image devient un langage direct avec notre intérieur, sans passer par l'intellect. Le mythe travaille notre être et le socle de notre configuration mentale, l'image est un reflet .

Le temps et l'espace (autre sujets de prédilection) avec son expansion et sa rétractation, me fascinent. Ils partent d'un point, se développent dans la ligne, et s'épanouissent dans des noirs ou des blancs de différentes textures, ils sont une part de notre essence, nous sommes une particule, une poussière de cet espace et de ce temps.

Les grands thèmes de la mort, de la naissance, du passage vie-mort et mort-vie, du cheminement sont représentés et exprimés, mais également celui de la passion avec ses deux squelettes, l'un qui vous regerde comme on regarde l'avenir et l'autre fixant le passé.

Chaque gravure fixe un état à un moment donné, elle raconte une histoire, elles sont des échanges avec son spectateur.

 

sequence temporelle gravure

Séquences Temporelles

( 2 matrices )

82*90cm

Séquences Temporelles

détail

Séquences temporelles:

Croisement de l'espace et des fils du temps.
L'impalpable devient matière, il se densifie, nous le voyons, nous pouvont presque en toucher le grain.
C'est une photo prise à un instant T de l'insaisissable écoulement de ce temps, de cette angoisse existentielle de l'être humain .

Univers I

s 2 gravure

Univers II

Univers I et II:


Mon esprit divague, il s'envole, quitte le monde terrestre, flotte.
Libéré d'entraves terrestres ,
plus rien sauf de l'immensité,
la démesure,
une autre échelle métrique.
Il se retourne , et voit le soleil, la lune, et la terre comme un thanatonaute, juste comme ça.

 

 

Univers III Diamètre 50cm

 

Univers III:


Il continue son périple, sans corps, sans matière. Il va plus loin et croise une rondelle de carotte dans un système solaire qui se rétrécit. L'absurdité ne dérange absolument pas cet esprit, qui loin d'un décodage scientiste , se laisse toucher par la simplicité et la profondeur du point.
Le point et encore le point.

La Burle

( 2 matrices )

42,5*27,5cm

 

La Burle

( 2 matrices )

42,5*27,5cm

 

La Burle:


Ce vent violent qui souffle sur le Borée et fait pousser les arbres à l'horizontale
Ce vent qui rase tout même l'herbe, tel un jardinier inlassable et obsédé par sa tâche.
Il vient et revient , use les roches, lime les sommets et rudoie les Hommes.
Cet arbre a poussé dans les interstices d'air que la Burle à bien voulu lui laissé, il s'obstine, se ramifie et s'allonge.
et se dresse courageusement à la façon de ces arbres magiques de notre enfance, où les trésors se cachent dans les racines.

l'Ecume des jours 1

l' Ecume des jours 1

80*44cm

l'Ecume des jours 1

l' Ecume des Jours 2

80*44cm

Écume des jours:

Paysage infini et reposant, la ligne d'horizon oblongue s'est adouci.
Du plat nous glissons sur les rondeurs de ses volumes.
Les paysages maritimes changent à chaque heures du jour et de la nuit au fil des tirages exécutés, selon le choix des couleurs et des papiers. Tel un kaléidoscope.
Le sable crisse sous nos pieds, il déborde du cadre est s'étend comme une bouffée de liberté dans nos tête.

 


La maternité I:


Cet être mi femme mi arbre puise sa force dans le sol. Elle est partie intégrante de la déesse mère , elle est un lien , une aspiration au bonheur, une inspiration à la vie et porte en elle le cycle inexorable.
Le jour s'approprie l'espace, il glisse et ondoie dans une danse quotidienne avec l'obscurité.
La lumière se reflète sur son ventre rebondit, rendant l'espace à la matière.

La maternité II:


La bulle contient tout .
D'où vient la vie ?
Cette mère en position fœtale abrite paisiblement son propre enfant qui croit en son ventre.
L'eau et l'air sont tantôt à l'intérieur tantôt à l'extérieur, rien ne serait les distinguer , seul les relie cette chevelure tel un cordon ombilicale, les alimentant tout deux.

Maternité I 75*32cm Maternité II 80*42cm  

L'élection de Benoit 16

 

 

L'élection de Benoit XVI:


C'est la vision d'un clergé piégé par ses propres frustrations, par la peur qu'il génère sur le mystère du sexe de la femme.
Volonté castratrice, ce pape et son secrétaire s'exclament et s'affolent : » mais qu'elle est cette cloche qui sonne et résonne de cette façon ?»

 

L'autoportrait

( deux matrices & découpage )

46*49cm

L'autoportrait

( deux matrices & découpage )

46*49cm

 

la passion

(deux matrices)

62,5*45cm

la passion

(deux matrices)

62,5*45cm

La passion:


A la fois effrayant, et silencieux.
Les crocodiles glissent dans une eaux saumâtre sous les pas de ces deux squelettes..
Plus nous les observons, plus ils sont nombreux, et la menace s'intensifie.
Le crocodile animal mythique et psychopompe, symbole d'éternité, croit sans cesse durant toute la durée de son existence.
Il n'a pas de limite de taille , tant qu'il mange , il grandit. Sa peau craquelée et écailleuse ne craint pas les rides du temps, elle s'en pare.
Ces deux squelettes, reliquat d'être vivant, sont l'expression d'une seule et même personne , l'un regardant vers le passé, l'autre vers l'avenir.
La passion les a dépourvu de chair, d'organes , de vie, il ne reste que peu de chose, allégé , démuni, leurs pas éthérés glissent sur le marécage, et sur ses petites feuilles aux formes insolites.
Ils sont désormais intouchables, et se tiennent la main , par lequel circule le dernier souffle de vie.